Vera David-Heisler

Biography

Budapest, Berlin, Budapest, Casablanca, Mexico City, Casablanca, Montreal. A rather rocky road for a single mother, artist, looking for the Holy Grail...?
I grew up in Budapest and my son was born in Berlin a few months before the fall of the Berlin wall. Back in Budapest I received a grant and we went to Casablanca. We came to Montreal with a rough enough immigration process through Mexico in 2000.

My family was one of those Hungarian Jewish families, hit hard by the Holocaust. We were educated communist in the school, religious by the only surviving grandmother and something in between by the parents.

Contra revolution - revolution, reforms, "Glasnost" constantly changing history books. Does it sounds like a George Orwell book? For many it is an everyday reality.


Vera studied at the painting department of the Academy of Fine Arts in Hungary. Oil painting is her passion, which manifests itself in her works. Her work has been said to be a virtuoso of colours and movement, which she illuminates with the natural properties of oil paint. Vera is forever in search of new ways to illustrate the movement of colours in oil paint.

In the 1980’s she worked with electronic media. She created graphics using an Amiga 500 and “electro-images”. The electro-images that she created form part of the history of technical art; she created images with a first generation photocopier; she created colour images before laser technology was even developed.She invented a new method that created images that could not be reproduced. Lighting, movement, and pigments inspired her. The photocopier was no longer a machine that made simple copies; it became a tool that could generate unique images in colour.
Vera David’s electro-images have been greatly appreciated in numerous exhibitions, both solo and collective. They have been shown in Japan, Morocco, Canada and Europe and are now held in both museums and private collections.
Photocopier and electro-images have been an enlightening experience—an experience not well known by today’s generation.
Once in Morocco, she felt the need to find a medium that was more visual and tactile; this is when she began to create papier-mâché busts. When she arrived in Montreal she was inspired by Inukshuk art and began to mount the papier-mâché heads onto rocks that she found herself.

 

Vera David-Heisler
biographie

Vera David-Heisler est née en Hongrie. Depuis, elle a vécu à Budapest, Berlin, Casablanca pour enfin se retrouver à Montréal où elle vit actuellement. Lauréate de plusieurs prix et bourses, elle n’a cessé de matérialiser un nombre prolifique d’expositions s’étalant sur quatre continents : l’Europe, l’Asie du Sud-Est, Amérique du Nord et en Afrique.

Budapest, Berlin, Budapest, Casablanca, Mexique, Casablanca, Montréal. Un chemin précaire pour une mère célibataire, artiste, qui cherche le Saint-Graal? J’ai grandi à Budapest et mon fils est né à Berlin quelques mois avant la destruction du mur de Berlin. À Budapest j’ai reçuune subvention et nous sommes déménagées à Casablanca. Nous sommes venus à Montréal par moyen d’une procédure d’immigration difficile via le Mexique en 2000. Ma famille était d’origine juive et hongroise, mal placée par l’Holocauste. Nous avions eu une éducation communiste à l’école et une éducation religieuse de notre grand-mère. Contrerévolution — révolution, reformes, « Glasnost » qui change constamment les livres d’histoire. Ca ressemble un livre de George Orwell? Pour plusieurs c’est une réalité quotidienne.
Vera a été formée à Budapest à l’Académie des Beaux-Arts de Hongrie au département de peinture. Et si vous lui en parlez elle vous assura que la peinture à l’huile demeure une de ses passions, celui qui se s’incarne dans l’ensemble de ses travaux. Ses tableaux ont été souvent commentés par des critiques qui voient dans ses tableaux une expression virtuose de la couleur et le mouvement dans leur danse primordiale,que Vera nous rend visible par les propriétés mêmes de la peinture à l’huile. Mais voilà l’habileté singulière de Vera – elle est toujours en quête de nouvelles manières de rendre visible cette danse. Durant les années 80, à Budapest et plus tard à Berlin, elle s’est mise à travailler avec les nouveaux médias électroniques : création de graphiques avec un ordinateur Amiga 500, et sa création d’« électro – images ».
Les électro-images qu’elle a créées font déjà partie de l’histoire de l’art et de l’histoire technique. Elle a fait les premières images avec un photocopieur de la première génération en adjoignant de prismes; elle créait des images de couleur avant même que la technologie laser soit développée.

Elle a inventé une nouvelle méthode à la fois unique et qui produisait des images uniques, sans aucune possibilité de les reproduire. Elle s’inspirait de la lumière, le mouvement et les pigments. Le photocopieur n’est plus simplement une machine à copier; il est désormais un outil capable de générer des images uniques en couleur d’une machine incapable de créer de couleurs. Les électro-images de Vera David ont été grandement appréciées dans de nombreuses expositions solos et collectives; elles ont été montrées au Japon, le Maroc, au Canada et en Europe. Aujourd’hui elles sont dans les musées, des archives, et font partie de collections privées. L’art du photocopieur et la création d’électro – images ont été, selon l’artiste, une expérience à la fois passionnante et méconnue pour la génération d’aujourd’hui. Plus tard, installée au Maroc, elle a ressenti une disposition intérieure pour trouver une forme visuelle plus expressive et tactile; et c’est alors qu’elle a commencé à sculpter les têtes avec la pâte à papier. En arrivant à Montréal elle est inspirée par l’art Inukshuk; elle a commencé à monter les têtes sur des pierres trouvées et déterrées par ses propres mains.

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