Dimitri Vouliouris

“Like a musician interpreting a piece, the photographer ‘plays’ reality.”

Dimitri Vouliouris was born a photographer in Athens, Greece in 1946.. essentially without realizing it until very much later. His family emigrated to Northern Rhodesia when he was six, returning to Greece when he was 13 and completing his education there. He holds a degree in Econometrics from Athens Economic University and a post-graduate degree in Systems Analysis from the London School of Economics.

It was during his 2 yr military service as a driver at NATO headquarters in Belgium that he became passionately interested in photography as an antidote to the structure imposed by military life. Back in Greece he worked as a Software Engineer in a variety of settings, until he was transplanted to Quebec in 1982 for further studies and research at McGill and Concordia.

His first love is street photography of the everyday human condition. Heavily indebted to the work of Henry Cartier-Bresson and his concept of the “decisive moment”, Dimitri is interested mainly in photographing his fellow human beings and uses the camera as a tool in capturing and creating emotion.

“The emotion that images produce is really the only thing that I find interesting in photography” he says…

He does not subscribe to “purist” attitudes and is not above respectfully manipulating photographs if they need it. The image and its emotional power is what is important.

“Photographically I am happiest being on the road, traveling without a predetermined purpose, looking around with visual curiosity and being surprised by what I encounter. In this state I feel like the whole world is putting on a performance and my pictures simply document that performance. My contribution, on a good day, is unearthing that which resists and refuses to come to light”.

Since 1985 he has been a professor of Computer Science at Bishop’s University but has recently taken early retirement to pursue photography and music.
He has two grown up children of his own, and currently lives in Lennoxville with his mathematician wife, two quirky and beloved teenage step-daughters who keep him honest and a cat named Tie-dye. He plays trumpet in the local swing band “Mostly Swing” and sings Rebetika with “Kyriaki”.

 

The Reflective Gaze


Looking is not indifferent.
There can never be any question of 'just looking'.
Victor Burgin


When photographing human subjects, the photographer is an active player. His presence literally determines the expression and the mask the subject chooses to wear. Subjects may stiffen with self-consciousness or perhaps for a brief moment allow a glimpse into whatever reality they allow to emerge.
This is what caused Philippe Halsman to exclaim that the “head of the photographer is more important than his camera.” and “It is more often the good psychologist rather than the good photographer who makes good portraits. It is the sitter’s mind that controls the portrait a photographer makes, not the photographer’s skills with his camera or with direction.
In fact one could say that photography of people is essentially Heisenbergian in that the observer can never see reality because he is distorting it by the very act of looking.

I would like to explore this idea further by maintaining that the gaze of the subject, the look she gives the camera/observer is in itself a mirror into the character of the photographer and the nature of their relationship.
Much like the wanted or unwanted reflections of ourselves that sometimes creep into our compositions, it is a unique record of the moment of interaction between the surveyed and the surveyor and tells a story in itself… a mini Cartier-Bressonesque decisive moment wholly contained within a gaze.

My photographs contain many such gazes, which in a sense, constitute failed portraits in that they say as much about the photographer as about the subject.

Dimitri Vouliouris
Lennoxville, Aug. 2014

Dimitri Vouliouris

« Tout comme un musicien interprète une pièce, le photographe “joue” la réalité. »

Dimitri Vouliouris est né un photographe en Athènes, en 1946… sans vraiment le réaliser jusqu’à plus tard. Sa famille a émigré au nord de Rhodésie quand il avait six ans, mais il est retourné à Grèce à 13 ans pour compléter son éducation. Il a reçu son diplôme en Économique de L’Université d’économie d’Athènes et un diplôme de troisième cycle en analyse de systèmes de l’école d’économie de Londres.

Durant un service militaire de deux années comme conducteur au siège social d’OTAN en Belgique Dimitri est devenu passionné par la photographie comme un antidote à la structure imposée par le service miliaire. En Grèce il a travaillé comme Ingénieur de logiciels jusqu’au moment qu’il a été transplanté au Québec en 1982 pour faire de la recherche à McGill et Concordia.

Son amour premier était le style de la photographie de rue et le sujet de la condition humaine hebdomadaire. Il se sent endetté au travail de Henry Cartier-Bresson et le concept du « moment décisif ». Dimitri photographie majoritairement les êtres humains et il utilise sa caméra pour capturer l’émotion de ces derniers.

« L’émotion que les images reproduisent est la seule chose qui m’intéresse dans la photographie », dit-il…

Il ne souscrit pas aux attitudes « puristes » et donc n’a pas peur de manipuler ses photos s’ils ont besoin. La puissance émotionnelle de la photo est ce qui est important.

« Je suis le plus content sur la route avec ma caméra, en voyageant sans un but prédéterminé avec seulement la curiosité visuelle qui me guide. Comme ça je suis surpris par ce que je rencontre. Dans cet état je sens que le monde entier est une mise en scène et mes photos servent simplement comme documentation de sa performance. Ma contribution est de ressortir les choses qui résistent la visibilité ».

Depuis 1985 il est professeur des sciences informatiques à l’Université Bishop, mais est présentement à la retraire et poursuit la photographie et la musique.

Il a deux enfants d’âge adulte et vie présentement à Lennoxville avec sa femme, deux belles-filles adolescents qui lui gardent honnête et un chat qui s’appelle Tie-dye. Il joue la trompette dans une troupe de swing local nommé « Mostly Swing » et chante la Rebetika avec « Kyriaki ».

Le regard miroir


Un regard n’est pas indifférent.
Il n’y a pas question d’un « simple regard ».
Victor Burgin


Quand il photographie des sujets humains, le photographe joue un rôle actif. Sa présence détermine l’expression et le masque que le sujet de la photo porte. Les sujets peuvent être rigides à cause d’une absence de confiance en soi-même ou ils peuvent aussi jeter un regard sur la réalité qu’ils concevaient.
Ceci est la cause de l’exclamation suivante de Philippe Halsman, « la tête du photographe est plus importante que sa caméra » et « C’est plutôt un bon psychologue qu’un bon photographe qui fait de bons portraits. C’est la pensée du sujet qui a le contrôle sur l’affaire et non le talent ni la caméra du photographe ».
En effet, on peut dire que la photographie des personnes est essentiellement parallèle à l’idée de Walter Heisenberg, car l’observateur ne peut jamais voir la réalité; il le distord par l’acte même de l'observer.
J’aimerais explorer cette théorie par maintenir le regard de mes sujets; leur regard qu’ils donnent le photographe est en lui-même un miroir qui reflète le caractère du photographe et la nature de la relation entre sujets-photographe.
Tout comme les reflets non voulus qui se trouvent dans nos compositions, c’est un record unique du moment de l’interaction entre l’observé et l’observateur… un petit moment Cartier-Bressonesque contenu entièrement dans un regard.

Mes photos contiennent plusieurs de ces regards, et donc elles constituent des portraits ratés; elles illustrent autant d’information à propos du photographe qu’à
propos du sujet.

Dimitri Vouliouris
Lennoxville, Aug. 2014