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Trevor McKinven

Retro-Vue

Almost every singular experience of my childhood involved sketching what I was discovering, and being raised on a Jersey farm, the beautiful brown cow took top spot. For the first years holding a pencil/paint brush the potent pull of the paysages of the Townships took over and helped me hone the craft of visual expression. Then came the teen times and early adulthood when the urbanscape became a new and exciting path. Featured in the show are a taste of my take on cities ranging from New York to L.A. and Venice to Edinburgh. After University in Ottawa I moved to Europe where I discovered the magnificent vistas and architecture which led me down yet another road of discovery. I soaked up the museums and constant inspiration around every corner all the while unconsciously refining a hobby which was slowly becoming a passion.

Returning to Canada had me meeting people involved in the Aids crisis in Africa which found a period of portraiture emerge from a deepening interest in the faces of the Epidemic. These portraits have been my most challenging and enriching paintings to undertake and some are included in this 'retro-vue'. This show has been a rare opportunity to take stock and examine how the painting process has evolved, morphed and progressed to my present 'artempts'. We have collected bits and pieces from all these chapters and have an illustrated book on the walls of Le Vieux Forgeron. Of course included are new and barely dry canvases that will hopefully display that my latest concentration is shadows and light as a conduit to highlight the distinct beauty that lies at different times of day. I have a deep desire to invite the viewer into the image and have each piece evoke a visceral and emotive sensation upon seeing it.

 

Retro-vue

Au cours de mon enfance sur la ferme, la découverte et le dessin menaient ma vie, et mon sujet préféré était sans exception la belle vache ‘Brune’. Dès mes premières années à dessiner et à peindre, ce sont les paysages époustouflants des Cantons de l’Est qui m’ont permis d’aiguiser mes compétences en expression visuelle. Plus tard, pendant mon adolescence, ce sont plutôt les paysages cosmopolites qui m’ont attiré. L’exposition est une présentation de ma vision personnelle des grandes villes que j’ai observées, telles que New York, Los Angeles, Venise et Édinbourg. De là, lorsque  j’ai eu terminé mes études à Ottawa, j’ai quitté pour l’Europe à la découverte de ses mille et un paysages, de son patrimoine architectural, de ses musées d’une richesse exceptionnelle. Petit à petit, sans le savoir, à chaque coin de rue, mon passe-temps préféré se transformait de plus en plus en grande passion.

  Dès mon retour au Canada je suis venu à connaître un regroupement de personnes impliquées dans la crise du sida en Afrique, un vécu qui est devenu une source d’inspiration profonde pour une série de portraits, les visages de l’épidémie du sida. Pour ce projet artistique, parmi les portraits les plus difficiles et délicats à réaliser, quelques- uns sont inclus dans la Retro-vue. Cette exposition est une rare occasion de faire le point sur mon parcours d’artiste peintre au fil des années, comment mon processus artistique a changé et a évolué pour en arriver à mon ARTempts. Nous avons rassemblé des tableaux qui reflètent toutes ses épisodes dans un livre illustré sur les murs du Vieux Forgeron. Enfin, il y a également des tableaux à peine secs qui exprimeront, espérons-le, ma concentration récente sur les ombres et la lumière, l’art de reproduire la nature et la beauté de la lumière dans les différentes heures du jour. J’ai le profond désir que le spectateur s’insérera dans l’image et que celle-ci provoquera chez ceux qui la fréquentent, une réaction, une sensation viscérale et émotive.